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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:33

ppda-guignolCompte rendu, en 3 points, d’un délégué de Loge:

Ambiance extérieure…
L’accueil commence dans les rues environnantes : une trentaine de car de CRS cernent le quartier. J’ouvre le dialogue aimable avec un gradé qui se demandait pourquoi un tel déploiement de force avait été mobilisé pour une réunion de messieurs d’un âge mûr (moyenne d’âge 60 ans comme nous le savons) armés de leur serviette contenant leur décors, et sans doute d’un parapluie pliable dans leur poche pour traverser les averses de ce triste samedi de décembre. Je le rassure et lui conseille de laisser ses troupes au chaud dans les cars de police où ils peuvent patienter en jouant aux cartes ou à leurs jeux vidéo favoris sur leur téléphone portable !

En face du lieu de réunion, le stade marcel Cerdan, célèbre rendez-vous de matchs de boxe ou de catch de la région parisienne, des frères interdits d’entrée, car déjà considérés comme des traîtres et des renégats, font sitting avec haut parleur et pancartes humoristiques en quadrichromie… ambiance.

1) Préliminaires…
Il nous faut maintenant entrer.
Les vigiles avec oreillettes sont là mais en seconde ligne. Ce sont des frères qui contrôlent nos cartes et qui vérifient que nous ne sommes pas sur la longue liste de proscrits qu’ils tiennent à la main. Le contrôle est difficile car les frères poussent au portillon. L’ambiance est chaude mais cependant bon enfant !

Délégué de ma Loge je vais pointer et signer le registre qui me permettra d’avoir un badge es qualité ! Me voilà donc armé légitimement du badge, et de mon bracelet de couleur au poignet qui laissent supposer que je suis un féal accepté après une sélection draconienne.

Arrive l’heure de l’installation autour du ring.
A 14 H 20 la salle est comble, 1 500 à 1 700 frères soupèsent une ambiance un peu lourde où chacun se demande de quel camp est son voisin, pendant que des techniciens procèdent aux derniers réglages des projecteurs de poursuite. Une escouade de frères, en costume d’apparat, armés de leurs épées, répètent dans l’arène leurs pas rituels qui leur permettront, croient-ils, d’escorter les hôtes de marques des délégations étrangères. Lors des réglages du son nous entendons des enregistrements d’applaudissements nourris ! Y aurait-il préparation d’une « claque électronique » pour éventuellement renforcer d’insuffisantes acclamations ? Nous verrons.

2) Les jeux du cirque:
Mais rien ne se passe comme le « Grand Gourou » l’avait espéré.
Dès son entrée en scène ce ne fut qu’une immense clameur de « honte à lui », « traître », « mauvais compagnon », et moult « noms d’oiseaux » que je m’empêche de rappeler ici pour ne pas fatiguer ma prose. Il renonça à lancer le rituel d’ouverture pendant une vingtaine de minutes qui ne furent que cris et hurlements d’une foule de frères qui ne reconnaissent plus leur idéal maçonnique dans ce simulacre de direction qui se proclame « spirituelle » et guidée par un grand mystico-maître.

En désespoir de cause il donna le signal du début du rituel de Grand Loge qui fut complètement inaudible dans l’ambiance de contestation qui se prolongea et durera les 3 heures de la réunion.
Aucun mot de ce rituel ne fut audible dans ce tohu-bohu dont les décibels des hurlements des frères écrasaient le son des enceintes amplifiées à leur maximum de puissance.

Il dut ensuite renoncer à faire entrer selon les rites les délégations étrangères. Le plus grand nombre d’entre elles remontèrent dans leur car pour vite s’éloigner de ces lieux inhospitaliers et d’autres entrèrent en catimini par l’entrée des artistes…

Les divers rapports furent lus sous les quolibets, mais plutôt sous les hurlements de la foule des frères ulcérés. Les noms d’oiseaux sont scandés par tous: « vendu », « pourri », « valises » (valises exotiques remplies de fric !) et autre « honte à toi », « fous le camp »…

Le discours final du « Grand Gourou », long, très long, fut complètement à l’image de son triste règne, c’est à dire désavoué à chaque phrase par la foule des frères qui se sentent humiliés de subir un tel homme dans la chaire de Grand Maître de leur ordre. La fin de ce dramatique discours le montre debout, en hystérie complète, essayant de hurler plus fort que 1 700 frères.TAS-GLNF-03 12 2011

3) Tristesse mais espérance:
Le rituel de fermeture des travaux n’a pas pu être exécuté.
Les membres de son grand comité quittent leurs places et entourent leur gourou en l’applaudissant tandis que la foule des 1700 frères délégués des loges, en rage, retirent leurs cordons et tabliers, sortent en criant leur déception et donc leur tristesse de voir leur maison commune vivre de tels outrages.

Honte ! Honte ! Honte ! à cette gouvernance dont on peut juger désormais les fruits putrides et regretter, quant à nous tous, de n’avoir pas eu plus tôt la vigilance qui aurait peut-être pu éviter ce drame et cet opprobre. Espérons, espérons, espérons le renouveau après la punition du déluge que nous avons désormais vécu !

Un Vénérable qui espère le renouveau…

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Published by Vercingetorix
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