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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 21:46

03122011859(Enterrement de première classe)

Cette dissolution est une réflexion émise à haute voix par un magistrat lors de la dernière péripétie judiciaire de l'obédience.

 

Un commentaire paru sur le Myosotis de Lutèce mérite qu'on s'y attarde:

 

"La situation de la GLNF dépasse l’entendement. Les contradictions judiciaires s’accumulent. Certains veulent croire encore que la justice va résoudre les problèmes, au travers d’une Assemblée Générale qui permettra surtout de valider des comptes toujours mystérieux et en permettant peut-être à un prétendant dont l’incapacité à faire face à la situation qu’il devrait affronter s’il était élu a été démontrée depuis longtemps. Imaginez le brave ex assistant déçu de Jean-Charles Foellner, et dont les partisans n’ont que trois mots de vocabulaire à proposer à la crise depuis des mois : Murat grand maître ? C’est ridicule, et beaucoup l’ont compris, qui ne se déplaceront à Saint-Denis que pour infliger un ultime camouflet au guide, mais sans compter sur quiconque pour éviter à la GLNF le seul sort qu’elle mérite, la dissolution, ou la dissolution dans le conflit chronique. Qui pourrait croire vraiment qu’une fois élu, le prétendant permanent, mais sans autre programme qu’un retour vers le futur, pourrait faire face au chaos qui s’ensuivrait ? Ce n’est pas tout de se prétendre légitime, car il faudrait alors se colleter avec des réalités désagréables et comprendre qu’on en est incapable.
La GLNF est profondément divisée aujourd’hui entre ceux qui veulent continuer à fonctionner dans une pseudo Maçonnerie de parade, autorisant l’affairisme, le syncrétisme contre-initiatique, et la communication politico-médiatique, et ceux qui savent qu’ils ne trouveront plus dans cette structure la possibilité d’un travail initiatique qui ne soit pas perturbé en permanence par les conflits. Si Stifani est ratifié, cela sera évident, et le choix sera facile : deux conceptions s’opposeront avec d’un côté une fraternité paisible, sereine et respectueuse des traditions à la Grand Loge de l’Alliance Maçonnique Française. De l’autre, une marmite toujours au bord de l’explosion, la GLNF, avec, et ceci quel que soit le grand maître désigné, une fracture que rien ne viendra combler entre la nostalgie inefficace de quelques anciens dignitaires toujours déçus, face à l’agressivité toujours active du clan stifanien. La troisième voie de ceux qui n’ont jamais rien proposé que leur retour aux affaires avec pour seule justification la haute idée qu’ils ont d’eux-mêmes et de leurs ambitions, n’a plus de sens. Et Stifani et ses sbires qui leur feraient face dans une lutte de pouvoir permanente ont depuis trop longtemps prouvés leur capacité de nuisance…
Bref, tout cela est un combat d’arrière-garde, qui ne nous concerne plus, et qui ne peut avoir que des conséquences destructrices. Un jour, sans doute, la GLNF ne sera plus considérée que comme une phase désastreuse de l’histoire de la Maçonnerie qui a voulu faire fonds de commerce de la Régularité, en en violant tous les principes.
D’aucuns reprochent à l’Alliance de s’être constituée trop tôt. Le reproche est basé sur l’idée qu’il aurait fallu soutenir ceux qui, dans un prétendu combat de l’intérieur ont simplement contribué au pourrissement de la situation. (Que serait-i advenu en effet si les Loges avaient cessé de financer à la fois un administrateur à géométrie variable et un clan qui a utilisé leur argent pour leur nuire un peu plus ?) L’Alliance s’est pourtant constituée un peu tard parce que certains avaient encore l’espoir que la Justice puisse résoudre les problèmes à leur place. En réalité, le devoir d’un Maçon est avant toute chose de concrétiser sa liberté en actes décisifs, sans regarder en arrière, en rejetant les ombres d’un passé révolu. C’est ce qu’a fait l’Alliance, car il faut savoir mesurer ses efforts à la réalité : le navire de la GLNF est déjà perdu, et chanter sur le pont n’y changera rien, il va couler, ou au mieux survivre entre deux eaux, qui n’auront plus rien de maçonniques. Ainsi, M. Stifani, après un Chapitre du rite français, vient-il de créer à sa propre gloire un directoire REAA, sorte de Suprême Conseil à sa botte, et dont il serait le chef. Murat, qui a tant privilégié son égo modestement exorbitant à toutes les transactions qui auraient permis l’Union, ne fera jamais le poids. Non, il fallait bien quitter le Titanic pour survivre, et laisser les prétendants se déchirer pour des années et des années, de procès en procès, de coups bas en coups tordus, sachant qu’on connait déjà le vainqueur.
Nous naviguons quant à nous vers des cieux plus cléments, mais nous ne cesserons de défendre avec force les Frères qui portent en eux le rêve d’une Maçonnerie telle qu’elle a tant apporté à tant de générations avant nous. Ce n’est plus dans une structure vermoulue et prenant l’eau de toutes part que nous avons choisi de naviguer, mais nous recevrons et aiderons tous ceux qui nous le demanderons, avec amour et fraternité."

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Published by Vercingetorix
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