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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:31

976-rodin---le-penseur-300-300Une réflexion d'Anaxagore...................

 

« Je remettrai mon mandat au Souverain Grand Comité le 27 juin ». Qui se souvient encore de cette amusante boutade, lancée par François Stifani, à part ceux, qui à l’époque l’avaient cru et légitimaient la grandeur d’âme de celui qui se sacrifiait pour « retrouver sa liberté de parole » et non pour se soustraire aux conséquences d’un jugement en appel qui aurait du être rendu trois jours plus tôt, et qu’on n’est décidément pas prêts de voir sortir un jour….

 

« J’organiserai sans délai une Assemblée Générale ». Annoncée un 1er avril, cette décision aurait du nous rendre plus que circonspects, et pourtant…

 

On pourrait multiplier à l’excès les engagements pris et non tenus, les promesses qui n’engageaient véritablement que ceux qui avaient la faiblesse d’y croire et toutes les manœuvres dilatoires lancées par François Stifani and Co, jusqu’à celle, ubuesque, de ce jour : la demande de révocation de Maître Legrand par Monsieur Baloup, secrétaire autoproclamé du Conseil d’Administration !

 

 

Un enjeu en trompe-l’œil…

 

Si la garde rapprochée de François Stifani remet ainsi en cause le mandat de Maître Legrand, après avoir pendant plus d’un an encensé son action, ce n’est pas parce que leurs yeux se sont dessillés, mais parce que le danger est bien réel que le premier d’entre eux ne passe pas l’épreuve de la désignation d’un Souverain Grand Comité dont la composition aura été ramenée à celle antérieure au 21 janvier 2011.

 

Cette contre-attaque juridique -on ne change pas une stratégie qui, bon an mal an permet de s’accrocher au pouvoir- aurait au moins le « mérite », pour autant que le juge des référés se déclare compétent, d’annuler même a posteriori la désignation et la ratification d’un Grand Maître qui ne serait pas François Stifani, Moi-Même, Maître de la GLNF.

 

De la même façon, la multiplication des candidatures proches de l’actuelle gouvernance favorise paradoxalement celle de François Stifani, car dans le cadre d’une élection à deux tours, le transfert des voix de ces faux-nez permettrait de renforcer la position de François Stifani au deuxième tour… (Que tout ceci est définitivement maçonnique !), avec toutefois une incertitude liée à l’éparpillement des votants sur des candidats « marginaux », d’où la précaution du référé de Maître Baloup.

 

A moins que suivant l’exemple procédurier de leur Grand Maître, ces futurs vrais-faux (mauvais) perdants ne se répandent devant les tribunaux si l’improbable devait se produire….

 

 

….pour un choix explicite…


Au-delà des arguties et des procédures, c’est malgré tout l’avenir de la GLNF dont il est question ou plus exactement, d’une vision de la maçonnerie de demain.


Entre le dernier Grand-Maître qui n’offre d’autre perspective que la gestion brutale et intolérante dont il fait preuve depuis trois ans et les nombreux candidats, on pourrait s’attendre à trouver l’expression forte de différences affirmées.

 

Hélas, trois fois hélas, entre les candidats de la dernière heure, qui, tout en soutenant François Stifani se verraient bien, -pourquoi pas ?- prendre sa place, les éternels revenants qui passent de l’opposition à la gouvernance comme on passe de l’ombre à la lumière, les partisans du retour aux Statuts de 1986 qui ont oublié ou ne veulent pas voir que ces Statuts répondaient parfaitement aux exigences associatives d’il y a 25 ans, et qu’à part la sympathique réintroduction du « Frère servant », ils sont inadaptés à notre époque, on ne peut pas dire que ces choix soient enthousiasmants….

 

Bonnets blancs et blancs bonnets ? pas jusque-là quand même, mais finalement, à part une réforme molle de l’obédience, qui, inévitablement, dans les années à venir verra resurgir ses mêmes démons, quelles garanties sérieuses peut-on avoir qu’un nouveau Grand Maître, qui n’aurait pas le courage voire même la capacité –en dépit d’indéniables qualités intellectuelles- de mener à terme une véritable réforme ne sera rien d’autre que le jouet des trois anciens Grands Maîtres toujours siégeant dans un Conseil d’Administration qu’il n’aura pas su –ou voulu- réformer…

 

Notre société moderne, médiatique, superficielle, nous a insidieusement entraînés du faire au paraitre, et à l’intérieur de notre système maçonnique nous nous sommes parfois laissé prendre à ce piège. Aujourd’hui, il peut quelquefois suffire de déposer un référé mal ficelé, dont on sait par avance qu’il n’aboutira pas, de s’essayer à toutes les stratégies contraires en se répandant complaisamment sur un papier à en-tête professionnel, au mépris de la plus élémentaire déontologie pour se donner une épaisseur.

 

Certes, il n’est pas de crise qui ne voit arriver juste avant la victoire ces ouvriers de la dernière heure, certes, leur discours novateur peut séduire ceux, qui, dans l’impatience retrouvée d’un proche dénouement, en viennent à douter de l’engagement ou des stratégies mises en œuvre par les ouvriers de la première heure, dont on oublie un peu facilement les succès passés… qui ont permis l’émergence de tous les opportunismes.

 

 

 

…aux conséquences majeures

 

Depuis l’Assemblée Générale du 25 mars 2010, le combat contre les dérives sectaires de la gouvernance de la GLNF a été ponctué d’évènements majeurs, Assises de la Refondation à Montreuil, publication du Livre blanc, création de l’Union des Loges Régulières Françaises, d’abord portés par une poignée de Frères et qui se retrouvent aujourd’hui plus de 7 000 au sein de l’ULRF.

 

Qu’il nous soit donné acte ici, qu’en dépit de tous les procès qui nous ont été faits ou qui nous sont encore faits, notre ligne de conduite n’a jamais varié : elle se définit depuis le 4 décembre 2009 par deux idées simples : se battre, non pour prendre le pouvoir, mais pour vous le rendre et mettre la Loge au cœur du système.

 

La candidature d’Alain Juillet, seul à préconiser une véritable refonte des Statuts conduisant à la mise en œuvre d’un modèle de gouvernance qui tournera définitivement une page ouverte en 1997, s’inscrit précisément dans cette logique.

 

Elle est certainement la dernière opportunité de sauver la GLNF de l’intérieur, et si pour nombre de Frères, cette option doit être envisagée, alors Alain Juillet est le candidat le plus qualifié pour la mettre en œuvre.

 

Enfin, pour tous ceux qui, à l’inverse ne voient d’avenir qu’en dehors de la GLNF, rappelons que c’est demain qu’ouvrira la matricule de la Nouvelle Grande Loge.

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Published by Vercingetorix
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