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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 19:29

img924L'insouciance et l'imprévoyance

 

 

Nous nous en doutions, maintenant c'est confirmé: Les dérives sectaires constatées ne pouvaient que germer d'un esprit malade. Voici l'analyse parue sur F.M.R

 

 

L’examen de la lettre de François Stifani, datée du 1er décembre, adressée à Jacques Perret est riche d’enseignements. (voir la lettre)

Il nous est difficile de l’analyser sur le plan maçonnique:
il n’y a rien de maçonnique dans ce texte; ni le sujet, ni le ton exempt de toute fraternité, sauf ces mots “Très Respectable Frère” et même “mon Très Cher Frère”, qui sonnent curieusement dans cette lettre agressive.

Je peux dire: Mon Très Cher Frère, je t’aime; c’est cohérent et cela sonne juste (quand c’est sincère)
Je ne peux guère dire, Mon Très Cher Frère, tu es un crétin.
On appelle ça de la communication paradoxale qui, par la contradiction qu’elle contient, enferme vite celui qui écoute dans un schéma d’où il ne peut sortir;
la communication paradoxale est un fait typique des manipulateurs, voire de personnes atteintes de troubles psychiques, comme la schizophrénie. Exercée dans le cadre d’une autorité, elle a un effet “sidérant” qui empêche l’auditeur d’agir et peut même avoir des conséquences morales et psychologiques néfastes.

 

Cette communication paradoxale culmine avec la dernière ligne qui fait état de sentiments de "parfaite fraternité": cette perfection-là a de quoi faire frémir.


Sur le plan du “management”, tout simplement le fait de gérer une mission donnée à autrui, François Stifani, fidèle à son habitude, délivre les messages suivants (je me contente de mettre en avant des phrases cachées dans le discours):

·         Vous vous croyez habile (plus loin, vous pensez du bien de vous), vous n’êtes que manœuvrier (vous n’êtes pas qualifié)

·         Vous n’avez pas réussi votre mission

·         Vous cherchez des excuses

·         D’autres ont fait ce que vous n’avez pas réussi à faire

·         Malgré ma modestie, je ne puis admettre que vous puissiez m’apporter quoi que ce soit

·         Vous ne connaissez rien à la maçonnerie (nos textes fondateurs et... nos sacrements ??)

·         Votre esprit est dérangé, tenez-en compte dans votre comportement forcément dérangé lui aussi

·         Je vais prendre des sanctions pour arrêter ce comportement (puisque vous êtes incapables de le faire vous-même)

Nous voyons que cette lettre s’inscrit dans un crescendo de plus en plus intimidant et dévalorisant pour son lecteur, qui tend à enfermer celui-ci progressivement dans un étau autoritaire et destructeur.
Nous ne devons pas imaginer nécessairement une manœuvre volontaire; ce peut être tout simplement une colère qui monte progressivement dans l’esprit du rédacteur, colère provoquée par l’opposition et l’expression d’un désaccord. Il s’emballe au fur et à mesure qu’il écrit sa lettre et se défoule d’une frustration d’autorité.

Du point de vue purement managérial, et de l’efficacité qu’un supérieur pourrait avoir en s’adressant à un subordonné en charge d’un travail,
cette lettre est nulle. Elle ne peut avoir pour vocation d’améliorer quoi que ce soit. En effet, à aucun moment elle ne pointe un fait positif, un nouveau point de départ du travail; à aucun moment elle n’encourage le correspondant à faire mieux ou même autrement. Cette lettre n’est donc pas “productive”.

Se pose ainsi réellement la question de “à quoi sert cette lettre”? Si on exclut bien sûr qu’elle sert (ou prétend servir) la propagande des rédacteurs de Brèves qui manient là un argument bien dangereux pour eux.
La réponse est simple, il s’agit simplement d’une lettre vengeresse: je te tape dessus parce que tu n’as pas été sage et obéissant. C’est peu dire qu’un tel acte est loin de toute tentative d’élévation spirituelle et donc peu en adéquation avec la fonction de la Grande Maîtrise

Quant à savoir ce que cette lettre témoigne d’expériences vécues par François Stifani dans le passé, pour ainsi manifester un tel emballement d’agressivité face à des opinions contraires à la sienne, c’est une autre histoire...

 

Candide

 

 

 

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Published by Vercingetorix
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commentaires

Tsimsum 03/07/2010 02:28


Pn se croirait dans la pub des assureurs ALLIANZ.
Après l'avis du médecin-psy et celui du manager, la raison (jouée par charlotte rampling) : "Bon, nous ne sommes plus à couvert... on le vire quand ?"


ouvea 02/07/2010 13:57


D'un point de vue managerial ...

Que penser d'un "manager" :

- qui confie à quelqu'un une tâche dont il est sûr qu'il est incapable, nous dit-il
- et qui ensuite le punit pour son echec ???

Tel est ce que nous décrit textuellement Stifani dans sa lettre ... et fier de lui.
Et comme il a dû estimer qu'il en avait pas assez fait en mépris dans sa lettre, il s'est senti obligé d'ajouter encore une autre manifestation de mépris sur son blog glnf-blog à propos de
l'eloquence du TRGMP !


GMX 02/07/2010 08:24


Il paraitrait évident que le bonhomme est atteint ! mais la schizo n'aurait pas d'origine psychologique, si on se fie aux dernières études il serait dû à un trouble du développement du cerveau au
stage foetusien ou a un excès de dopamine enchainant un flux d'idées délirantes.
Ceci dit, il est clair qu'aucun changement est prévisible, le paradoxe est établi et bien soudé.