Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 06:55

Lettre ouverte d’un miasme aux neutrons & autres cellules nobles…

Lorsque nous nous sommes levés ce 4 décembre 2009, lors cette mémorable et pitoyable séance du souverain grand comité, nous savions qu’elle pouvait être la réaction de Monsieur Stifani, mais  je dois avouer que je ne m’attendais, ni à la violence de l’énergumène ni à l’outrance des termes qu’il a utilisés. Plus étonnant encore furent le regard et l’attitude des Frères présents, nous étions descendus dans l’arène…Il n’y avait plus de dignité, plus de fraternité, plus d’humanité, seulement une espèce d’hallali, une sorte de corrida dans laquelle on nous faisait passer pour les immondes mécréants par qui, le scandale arrivait. Je ne reviendrais pas sur le diner de la veille  3 décembre, où tous les participants s’étaient entendus pour que le lendemain, ensemble, ils se lèvent, enlèvent leur tablier en permettant à Claude S. de lire notre manifeste. La suite a montré que certains ne connaissaient, ni ne faisaient leur devoir... A partir de cet instant précis, ceux qui se sont levés auraient pu créer une chaire d’ethnologie maçonnique, tant les comportements, les attitudes, les mots, les regards, les gestes et les non dits des membres restés assis, du souverain grand comité étaient divers et variés. Parmi les plus haineux, J-D. A., qui tournait autour de nous, accompagné de quelques mauvais compagnons,  le regard vengeur, toujours prêt à en découdre et qui sur ordre de son maître nous aurait volontiers mordu les mollets avec vigueur et appétit. D’autres encore criaient avec une passion dévastatrice dehors, dehors, d’autres toujours qui, pétrifiés par leur propre lâcheté, n’osaient ni bouger ni prendre part à ce  lynchage organisé… Enfin il y avait les indécis, les éternels entre deux, les  sempiternels bègues de l’action, les  hémiplégiques du devoir et de l’honneur, je n’ai à leur égard, ni amertume, ni désir de vengeance, Dieu seul peut sonder les cœurs et les reins.  Ce 4 décembre fut le début d’une traversée du désert pour le moins étonnante et surtout révélatrice de bien des comportements douteux. Conscient que le crime de l’èse-majesté que j’avais commis avec mes Frères debout lors du souverain grand comité, allait me conduire tout droit devant le conseil de discipline national, j’entrepris, sur quelques conseils de Frères avisés, de bâtir un dossier en défense, pour le jour où la parodie de justice allait s’exercer. Je décidais d’écrire aux membres du collège provincial de Paris Grande Arche, membres que j’avais côtoyés pendant 10 ans et avec lesquels je pensais avoir partagé les mêmes aspirations, les mêmes désirs d’espérance, les mêmes chemins vers l’élévation spirituelle… C’était oublier bien vite que j’étais devenu en quelques minutes le paria de Paris Grande Arche, la persona non grata susceptible de contaminer toutes les autres.  Dans ce courrier je demandais simplement que ces frères témoignent de mon attitude en Loge, de mon comportement au sein du collège, et du respect que j’avais de la Règle en douze points, rien de plus, rien de moins, aucune prise de position à propos des évènements du 4 décembre.

Il y eut ceux qui n’eurent ni la délicatesse ni la correction de répondre, il est vrai qu’il existe encore de nos jours des gens qui sont seulement nourris mais non élevés… Il y eut ceux qui répondirent c’est ton histoire ça ne nous regarde pas…Il y eut ceux qui répondirent je voudrais bien t’aider…mais pas par écrit. Il y eut ceux qui répondirent je ne peux pas témoigner et je t’expliquerai pourquoi lorsque l’on se verra…Il y eut ceux qui répondirent enfin, c’est bien fait pour toi ton attitude est déshonorante… Ce fut le début d’une longue, très longue descente aux enfers, car je n’avais pas saisi que mon acte allait servir de prétexte à la rupture immédiate de tout contact avec ceux avec lesquels j’avais cheminé durant 10 années. Le coup fut extrêmement dur et les douleurs morales qu’il engendrait étaient parfois plus insupportables que les douleurs physiques, que même la morphine ne faisait pas disparaître. Pour rien au monde je ne prendrais la place de ces hommes, pour rien au monde je n’échangerais ma conscience contre la leur…

Durant cette traversée du désert j’ai rencontré des hommes formidables, libres et de bonnes mœurs, tous combattant l’orgueil, l’égoïsme et l’ambition, pour faire régner à leur place le dévouement et la charité. Dominique, Marc, Michel, Serge, Franck, Jean-Pierre, Philippe, Laurent et tant d’autres que je ne connaissais pas en 2009, vous avez été pour moi espoir et oxygène, vous m’avez permis depuis mon lit d’hôpital, par vos appels téléphoniques, de me rappeler que toute chose est matière et notre volonté nous en rend maître, alors que pour les Frères de ma propre province, à l’exception de quelques uns, fidèles parmi les fidèles, qui se reconnaitront au travers de ces lignes, j’étais déjà tombé dans les oubliettes du néant. Puis vint la saison des Myosotis et la France vit fleurir toutes ses régions les unes après les autres dans un concert de voix et de voies, qui furent empruntées par toutes les bonnes volontés et tous les hommes de bonne foi. Plus rien n’allait arrêter désormais ce mouvement. L’assemblée générale du 25 mars  démontra que Monsieur Stifani avait réussi au moins une chose, faire l’unanimité contre lui, car ce fut une formidable victoire, et le début du chemin de la reconquête. Pour rester mesuré je passerai sous silence les évènements du 16 octobre et les décisions de justice.

La responsabilité des trois mauvais compagnons que furent les trois derniers grand maîtres de la G.L.N.F. est écrasante et il faudra bien, à un moment ou à un autre, qu’ils boivent la coupe jusqu’à la lie. Leurs différentes prises de positions, leurs interventions, leurs non-dits, leurs participations avérées comme hypothétiques, de prêt ou de loin, à des sociétés partenaires, clientes ou fournisseurs de la G.L.N.F., ne fit qu’alimenter les rumeurs et enflamma les provinces. Leurs refus systématiques de tout dialogue, leurs décisions iniques et scandaleuses, leurs mépris des droits les plus élémentaires des Frères, les enfouirent, à nos yeux, à jamais dans les ténèbres les plus profondes.  Par leur orgueil et leur avidité du pouvoir ils nous ont amenés naturellement et tranquillement vers les assises de la Refondation de la G.L.N.F le 5 février dernier à Montreuil. Le grand orateur a beau gesticuler il est impossible d’éteindre un feu de forêt avec un verre d’eau, car Alain N. est bien connu pour avoir le double talent de séducteur et de bonimenteur ! C’est la voix de son maître, il a épousé en pleine conscience le système que nous combattons aujourd’hui, et ce ne sont pas les quelques larmes qu’il verse pour la circonstance qui arrêteront notre victoire pour le renouveau. Nul ne peut contester sérieusement le succès de ces assises, nul ne peut, de bonne foi, crier au feu après avoir participé à son allumage, nul ne peut, honnêtement, se déclarer pompier après avoir soufflé tant sur les braises que sur les flammes. Ses prises de position dans l’urgence et dans l’excès le disqualifient à tout jamais ; Il est trop tard pour se lamenter et gémir de la sorte, un peu de dignité serait la bienvenue…La reconstruction se fera car il est impossible d’aller contre l’histoire. Il n’y a pas d’ennemis irréconciliables sauf les ignorances, les ambitions et les fanatismes, chaque camp se retrouvera au milieu.

Pascal P

  

Partager cet article

Repost 0
Published by Vercingetorix
commenter cet article

commentaires

myosotisnormand 29/05/2011 12:02


Ton cœur a parlé,merci mon frère Pascal, toi que nous reconnaissons pour tel. De plus tu forces notre admiration et je t'embrasse très Fraternellement.


Bernard DUMIGRON 03/05/2011 15:43


Merci pour ce cri du coeur Pascal. Tu nous décrit bien la douleur morale que nous infilgent tous les Frères que nous aimons et qui nous ont rejetés ou se sont détournés de nous.
Bernard DUMIGRON miasme 16397


Vercingetorix 03/05/2011 16:10



Cette expression est très représentative



Philippe PLOUZENNEC 03/05/2011 15:11


Je n'espere qu'une chose mon TCF Pascal, c'est qu'au moment de le refondation... ineluctable... Tu ressentes alors des emotions cent fois; mille fois plus fortes que celles ressenties lors de la
traversee du desert que tu evoques plus haut...
Alors, tous les FF de bonne volonte, pourront, devront meme, crier haut et fort, MERCI ! MERCI a tous ceux qui se sont leves et qui ont dit ASSEZ !!!
Veillons, pour qu'a l'avenir, cette phrase est un sens reel dans l'esprit de TOUS: "Souhaitons a ceux qui sont heureux et puissants, la sagesse et la moderation dans l'usage des biens de ce
monde"...


Vercingetorix 03/05/2011 16:10



Merci pour cet apport