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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 14:40

976-rodin---le-penseur-300-300Si l’opposition à François Stifani se manifeste depuis plus de 19 mois, on pourrait peut-être dater le début de cette crise au 22 mars 2009, lorsque celui que l’on considérait encore comme le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française s’écriait au micro de Canal+ devant un Frère qui passait devant lui « D’après le régime vestimentaire de celui-là, il n’est pas loin d’être de la même secte. »…

 

Deux ans, quatre mois et quatre jours après, je me souviens encore avec acuité de cet instant et du malaise que j’ai ressenti, sans prendre conscience ce jour-là que la GLNF venait de basculer.

 

Au fil des mois et des dérives toujours plus spectaculaires, des révélations parfois nauséabondes, des mensonges réitérés (« j’organiserai sans délai une assemblée générale »…) et à l’aune des suspensions, des radiations prononcés par des conseils de discipline sans légitimé, François Stifani s’est enfermé dans un lent processus d’enfermement et de destruction de l’obédience.

 

A chaque coup porté, à chaque injustice commise, j’avais le sentiment que nous avions -enfin- touché le fond, mais au lendemain, il fallait se rendre à l’évidence : l’indicible restait toujours à venir.

 

Ici et là, des consciences se sont éveillées et des Myosotis se sont fait entendre. Plus familiers des Rituels que du règlement intérieur, ils ont découvert avec effroi l’irrévocable forteresse qu’était devenue la Grande Maîtrise.

 

Après que la voix des Frères ait fait trembler une première fois l’édifice le 25 mars 2010, FMR s’est attachée à lutter contre ce système autarcique par les voies de la justice de la République, celles de la Maçonnerie ayant été confisquées à leur profit par quelques oligarques.

 

Plus récemment, ce combat s’est déplacé sur le plan financier. La question des cotisations -qui pourtant se résout de la manière la plus simple : pas de vote, pas d’argent- a donné lieu à des crispations particulièrement fortes et qui dépassent de loin le simple enjeu économique.

 

J’ai aujourd’hui la conviction que parmi ceux qui sont les plus prompts à réclamer –ou à payer- ces cotisations indues se trouvent nombre de Frères qui considèrent cet acte économique comme leur seule et authentique preuve d’appartenance à la GLNF.

 

Maçonnerie de comptable qui crée des Maçons qui s’imaginent francs et acceptés parce qu’ils paient une cotisation !

 

Peut-on pour autant les en blâmer tous, quand depuis des années le culte du nombre est devenu la référence à la GLNF ? Nombre de Membres de l’ex-future plus grande obédience reconnue en France, nombre de millions d’euros d’actifs immobiliers, nombre de Loges créées à la chaîne, etc., etc. etc.….

 

Il n’est que de relire les correspondances de toute forme de François Stifani pour constater que cette culture du nombre et du profane est omniprésente, jusque dans les Pages Jaunes où la GLNF, seule à pratiquer ce mercantilisme nauséeux précise « La GLNF, Obédience qui représente la spiritualité de la Franc-maçonnerie de tradition compte 43 000 frères réunis en 1640 loges. » Il ne manque plus que la liasse d’initiation à télécharger !

 

François Stifani est-il accusé de déshonorer l’esprit de la Maçonnerie, de dénaturer les us et coutumes la réponse, invariable, fuse : les audits n’ont rien révélé. Il a réussi avec autant de talent que de mauvaise foi à déplacer toutes les attaques qui lui étaient portées du champ de la Maçonnerie spéculative à celui de la procédure. Mais pourrait-on lui reprocher de n’agir qu’en fonction de ce qu’il connaît ?

 

Il suffit pour s’en convaincre, s’il en était encore besoin de relire les pathétiques explications de la crise qu’il a adressées aux Grandes Loges étrangères, assorties en annexe d’un rapport de commissaire aux comptes ! Quelle image ces destinataires ont-ils pu avoir de la GLNF !

 

Et c’est très bien, ainsi, car le personnage se dévoile lui-même et joue sa véritable partition. La maçonnerie spéculative, il semble bien l’avoir jetée aux orties, tant ce chemin de Spiritualité semblait un costume trop grand pour lui, sauf à déverser celle, racoleuse et récitée sans conviction qu’il dégouline, généralement à la fin de ses écrits, mauvais exercice de marketing dont l’objectif est de faire oublier en un mot de conclusion extrait d’un Rituel mal digéré toutes les contre-vérités énoncées précédemment.

 

La décision des trois Grandes Loges britanniques, qui fait référence à la « disharmonie » régnant au sein de la GLNF n’en est que le triste reflet. Au-delà des tensions internes, elle stigmatise l’abandon des valeurs spirituelles de l’obédience au profit de l’ordinaire et du profane.

 

Au-delà de l’exégèse de la pensée des Responsable de ces Grandes Loges, c’est la flétrissure que les dérives de François Stifani ont apposées à la GLNF qui est aujourd’hui douloureusement ressenti par une majorité de Frères.

 

Il y aura donc un avant et un après le 19 juillet 2010. Et cet après ne peut plus désormais se concevoir avec François Stifani. Toutes les ruptures ont été consommées, avec les Loges, avec les Rites, avec les Frères et maintenant avec l’essence même de la Maçonnerie.

 

Pour autant, et jusqu’aux prochaines décisions de justice, François Stifani se maintient contre toute raison et, en radiant ses derniers opposants en place, en nommant des « dignitaires » décidément peu regardants, organise sa propre succession dans une obédience qui a non seulement perdu la Reconnaissance, mais met en œuvre les moyens de perdre son âme, ce que les vrais Maçons appellent entre autres, la Régularité.

 

Face à cette situation d’une gravité sans pareille, j’appelle tous les Frères et toutes les Loges à se réunir autour de l’appel lancé par le Vénérable Maître de la Loge La Fraternité Ecossaise afin que nul n’ignore -dans nos Provinces et à l’étranger- que la Régularité, radiée de la GLNF par François Stifani, a trouvé dans cette Union un abri provisoire en attendant le retour aux véritables valeurs qui nous unissent.

 

regularitelogesunies@gmail.com

 

LE PROFANE STIFANI VEUT DETRUIRE LA GLNF

 

PAS UN EURO POUR LE PROFANE STIFANI

 

Assises-Conclusion

 

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Published by Vercingetorix
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commentaires

Corpus Humanitatis 22/08/2011 13:48


Mes TT.CC.FF.
A ceux d’entre vous qui ont des compétences juridiques :
Pourquoi ne pas porter plainte pour tromperie sur la marchandise, abus de confiance, et abus de biens sociaux depuis 1997 ??
C’est ce que je crois. Je n’ai vu cette proposition nulle part, malgré ma fréquentation assidue des blogs. Pourtant dans cette proposition se résume le ‘’tout de la situation actuelle’’.
Selon vos avis j’irai, ou pas.
En artisan de fraternité…
CH


Christian Hyerlé 21/08/2011 13:34


Mes TT.CC.FF.,
Certains d’entre nous sont troublés, déstabilisés, inquiets ou révoltés par une situation devenue incompréhensible voire aberrante au regard de l’objet de notre association.
Le hasard m’a fait découvrir que nous sommes probablement victimes de l’effet ‘’Janis’’
Je propose la lecture de cet article que j’ai trouvé ‘’édifiant et éclairant’’.
Ref : la psychologie des groupes –Alain Blanchet, Alain trognon, Nathan université 128
La psychologie sociale – Gustave-Nicolas Fisher - Site : pierre.coninx.free.fr
L’EFFET ‘’JANIS’’ : Phénomène dit ‘’de pensée groupale’’ ou ‘’pensée moutonnière’’
L’effet ‘’Janis’’ tendrait à se constituer lorsqu’un groupe vise à établir un consensus sur la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les discussions
susceptibles d’être sources de conflits. Un certain climat de complicité cherche à s’instaurer dans le groupe. Les membres évitent de prendre des initiatives ou de suggérer des contre-hypothèses.
La solution préférée initialement par le groupe est soutenue de façon sélective ; le groupe aveuglé par ses préjugés est victime de l’esprit de corps qui tend à étouffer toute pensée critique
indépendante.
5 conditions prédisposent à cet effet :
- La cohésion élevée du groupe,
- L’isolement par rapport au corps social ou à d’autres groupes,
- L’absence de définition de la méthode dans le travail du groupe,
- Le leadership très directif,
- La situation globale anxiogène et stressante.
2 symptômes principaux émergent :
- L’illusion collective : illusions de moralité, de rationalité, d’unanimité, et d’invulnérabilité du groupe,
- La censure collective qui s’applique à soi-même et aux autres.
4 caractéristiques signent les décisions prises par effet ‘’Janis’’ :
- La pauvreté de l’information recherchée,
- Les biais et les distorsions dans le traitement de l’information et la définition des objectifs,
- L’absence de prise en compte des risques potentiels que la décision comporte,
- Le manque de recherche d’alternatives logiques et cohérentes,
Pour qu’un groupe cohésif évite cet effet, il doit accepter les divergences, les désaccords, et ne pas rejeter les arguments neufs et les solutions originales.
La pensée groupale ‘’Janis’’ désigne le fait qu’à l’intérieur du groupe se développent des mécanismes psychologiques qui incitent les individus à rapprocher leurs points de vue les uns des autres,
à développer une cohésion qui leur fait prendre des positions irrationnelles ; elle se manifeste en particulier par le fait que l’on ne tient plus compte des réalités extérieures et, de ce fait, la
décision prise est souvent boiteuse.
La pensée groupale comporte plusieurs aspects qui interviennent dans les prises de décisions :
- Le sentiment d’invulnérabilité qui fait que le groupe, par exemple peut se croire au dessus des lois,
- La conviction d’être dans son bon droit,
- La tendance à dénaturer une information contraire à la décision du groupe,
- Les pressions exercées sur les membres afin qu’ils soutiennent la décision majoritaire,
- La tendance des membres à construire des stéréotypes concernant des personnes opposées à leur décision.
Les membres d’un groupe sont plus intéressés et préoccupés à sauvegarder leur cohésion ou à défendre le groupe contre des menaces externes, plutôt qu’à trouver et aboutir à une décision
rationnelle.
Christian Hyerlé Mle 58655.


Christian Hyerlé 21/08/2011 08:55


Mes TT.CC.FF.,
Certains d’entre nous sont troublés, déstabilisés, inquiets ou révoltés par une situation devenue incompréhensible voire aberrante au regard de l’objet de notre association.
Le hasard m’a fait découvrir que nous sommes probablement victimes de l’effet ‘’Janis’’
Je propose la lecture de cet article que j’ai trouvé ‘’édifiant et éclairant’’.
Ref : la psychologie des groupes –Alain Blanchet, Alain trognon, Nathan université 128
La psychologie sociale – Gustave-Nicolas Fisher - Site : pierre.coninx.free.fr
L’EFFET ‘’JANIS’’ : Phénomène dit ‘’de pensée groupale’’ ou ‘’pensée moutonnière’’
L’effet ‘’Janis’’ tendrait à se constituer lorsqu’un groupe vise à établir un consensus sur la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les discussions
susceptibles d’être sources de conflits. Un certain climat de complicité cherche à s’instaurer dans le groupe. Les membres évitent de prendre des initiatives ou de suggérer des contre-hypothèses.
La solution préférée initialement par le groupe est soutenue de façon sélective ; le groupe aveuglé par ses préjugés est victime de l’esprit de corps qui tend à étouffer toute pensée critique
indépendante.
5 conditions prédisposent à cet effet :
- La cohésion élevée du groupe,
- L’isolement par rapport au corps social ou à d’autres groupes,
- L’absence de définition de la méthode dans le travail du groupe,
- Le leadership très directif,
- La situation globale anxiogène et stressante.
2 symptômes principaux émergent :
- L’illusion collective : illusions de moralité, de rationalité, d’unanimité, et d’invulnérabilité du groupe,
- La censure collective qui s’applique à soi-même et aux autres.
4 caractéristiques signent les décisions prises par effet ‘’Janis’’ :
- La pauvreté de l’information recherchée,
- Les biais et les distorsions dans le traitement de l’information et la définition des objectifs,
- L’absence de prise en compte des risques potentiels que la décision comporte,
- Le manque de recherche d’alternatives logiques et cohérentes,
Pour qu’un groupe cohésif évite cet effet, il doit accepter les divergences, les désaccords, et ne pas rejeter les arguments neufs et les solutions originales.
La pensée groupale ‘’Janis’’ désigne le fait qu’à l’intérieur du groupe se développent des mécanismes psychologiques qui incitent les individus à rapprocher leurs points de vue les uns des autres,
à développer une cohésion qui leur fait prendre des positions irrationnelles ; elle se manifeste en particulier par le fait que l’on ne tient plus compte des réalités extérieures et, de ce fait, la
décision prise est souvent boiteuse.
La pensée groupale comporte plusieurs aspects qui interviennent dans les prises de décisions :
- Le sentiment d’invulnérabilité qui fait que le groupe, par exemple peut se croire au dessus des lois,
- La conviction d’être dans son bon droit,
- La tendance à dénaturer une information contraire à la décision du groupe,
- Les pressions exercées sur les membres afin qu’ils soutiennent la décision majoritaire,
- La tendance des membres à construire des stéréotypes concernant des personnes opposées à leur décision.
Les membres d’un groupe sont plus intéressés et préoccupés à sauvegarder leur cohésion ou à défendre le groupe contre des menaces externes, plutôt qu’à trouver et aboutir à une décision
rationnelle.
Christian Hyerlé Mle 58655.