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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 06:49

Mes Frères,

La lettre de M. Patrice Kurz, Vice Président du TGI à Mme Monique Legrand, a provoqué beaucoup d’interrogations et beaucoup de confusion, prenant le temps de la réflexion et des analyses voici la réponse de l’équipe FMR, par la voix de Cl. Seiler.

 

« J’ai pris connaissance avec intérêt de la lettre du vice président Kurz à maître Monique Legrand.

J’en partage la ligne générale qui est que la « justice n’a pas à intervenir dans les discussions spirituelles au sein de la loge ».

En revanche, la justice par l’entremise de la mission qu’elle a diligentée à l’administrateur ad hoc doit s’assurer que l’administration de l’association GLNF s’accomplit dans le respect des lois et règlements qui la régissent.

Or, sur de nombreux points ce n’est pas le cas et c’est ce qui crée aujourd’hui une grave confusion dans la gouvernance de la GLNF.

1) La décision du tribunal du 7 décembre 2010 est exécutoire et confirmée par le 1er Président. Dire aujourd’hui qu’il faut attendre la décision de la Cour d’Appel, qui tarde à venir et ne devrait intervenir que fin Novembre, aura fait perdre 12 mois à une association aux mains de personnes indignes.

Si, comme cela était logique, l’Assemblée Générale s’était tenue au premier semestre, ce que l’administrateur judiciaire pouvait organiser largement et en toute sécurité, le débat aurait été tranché. Un nouveau Président aurait été démocratiquement élu et il aurait pris avec son Conseil d’administration les décisions utiles à l’apaisement et à la refondation de la GLNF.

En cela l’administrateur ad hoc a manqué à sa mission.

2) Il n’y a pas vraiment eu de tentatives de conciliation puisqu’une seule réunion était prévue le 28 septembre 2011 sur des bases tronquées puisque les audits ont démarré tardivement et qu’aucune appréhension de la situation de trésorerie n’était disponible.

Or, et c’est une nécessité purement civile, comment maître Legrand peut elle exécuter son mandat sans connaissance de la trésorerie de la GLNF et surtout comment peut elle écrire à l’ensemble des Frères le 15 juillet en les menaçant de radiation sous prétexte que l’association ne pourrait bientôt plus fonctionner.

Or, selon toute probabilité, et j’attends d’être démenti, la situation de trésorerie de la GLNF au 31 août 2010 était supérieure à 15M€.

Avoir créé une situation artificielle de crise, qui a conduit, non pas les salariés, mais certains Grands Maîtres en place à exercer des pressions intolérables pour faire remonter des cotisations qui n’ont pas été votées est un procédé inacceptable.

Et rien ne relève des discussions spirituelles mais bien de la mise en œuvre d’une « chasse aux sorcières » sans fondement juridique. Toutes les sanctions actuelles à l’égard des Frères et des loges leur interdisant l’utilisation des locaux qui sont leur propriété en est la preuve tangible.

En cela l’administrateur ad hoc a outrepassé sa mission et participe à un abus de droit caractérisé.

3) Fonder sur ces soi-disant tentatives de négociation « le règlement des contributions telles qu’analysées par Me Dumaine Martin » démontre, par ailleurs, que vous n’êtes malheureusementpas mis au courant des réalités pratiques de la gestion de l’association GLNF, ni du rapport circonstancié du professeur Lucas qui fait autorité dans ce domaine, rapport qui indique qu’aucune contribution ne peut être demandée en l’absence d’Assemblée Générale.

Ainsi les Provinces, échelon administratif de gestion, ont prélevé sur le compte des Loges le solde des cotisations 2010/2011. C’était facile puisque ces comptes disposaient d’un fonds de roulement de l’ordre d’un an.

Beaucoup de Loges, constatant ce prélèvement ont donc gardé par devers elles les cotisations 2010/2011 et attendent que la prochaine Assemblée générale définisse le montant de la cotisation avant de les verser.

Je ne sais quel état, construit avec la compétence comptable qu’on connaît à Me Dumaine Martin, vous a conduit à imaginer que la gestion financière de l’administrateur ad hoc était un succès.

Nous sommes perplexes à plus d’un titre et craignons que la justice n’ait pas été bien informée.

Maître Legrand s’était engagée lors d’une réunion du 28 juillet dont elle a approuvé le compte-rendu à fournir aux participants les comptes analysés par le cabinet BMA.

Nous ne sommes toujours pas en possession de ces éléments dans leur détail comme cela nous a été promis.

Maître Legrand affirmait à cette occasion avoir constaté « des éléments constitutifs de certaines anomalies » et devait étendre la mission du cabinet MBA à la nébuleuse GLNF constituée par des sociétés satellites.

Cette extension de mission ne semble toujours pas confiée.

En cela l’administrateur ad hoc a négligé sa mission de bonne information à votre égard.

4) Les courriers, dont vous faîtes état et qui selon vous se multiplient, portent essentiellement sur des problèmes civils tenant à l’administration défaillante de maître Legrand.

Comment peut-elle laisser François Stifani se répandre quotidiennement sur le site de la GLNF, alors qu’il n’a plus aucune fonction de direction et qu’elle est de droit directeur de la publication de ce site ?

Comment peut-elle laisser mettre en place des vigiles qui brutalisent sans raison des Frères à l’entrée de la GLNF rue Christine de Pisan ? Une plainte vient d’être déposée parce qu’un vigile a brutalisé un frère qui souhaitait se rendre à l’une de nos réunions.

Comment peut-elle accepter sans réagir que François Stifani crée une Grand Conseil qui n’est prévu par aucun statut et dont il se recommande pour continuer à exister institutionnellement ?

En cela l’administrateur ad hoc n’a pas rempli sa mission.

Nous sommes dans un processus de dérive sectaire de la part de ceux qui occupent indûment la GLNF.

Mais votre courrier, loin de la combattre, tend à l’accréditer en séparant artificiellement le républicain et le maçonnique, comme si nous étions tous responsables d’un désordre que nous ne cessons de combattre et pour lequel nous avons nous-mêmes demandé la nomination d’un administrateur judiciaire, après que François Stifani ait tenté d’y faire obstacle.

Dès lors vouloir ramener nos légitimes inquiétudes face à un administrateur ad hoc qui a gravement manqué à sa mission à des affaires purement maçonniques est hâtif et profondément inexact.

Puisque, Monsieur le Président, vous attachez de l’importance à l’avis de l’avocat de Me Legrand, je me tiens à votre disposition avec mes avocats pour vous informer plus complètement de la réalité de la GLNF hors toute considération maçonnique et en simple citoyen profondément choqué par la situation de non droit actuelle.

Soyez convaincu que nous sommes des hommes de bonne volonté, même si vous avez noté quelques propos que vous pouvez trouver excessifs chez certains de nos frères. Le désarroi dans lequel ils se trouvent d’avoir été trahis par des individus sans morale et le report successif des décisions de justice grâce aux manœuvres de François Stifani, auxquels s’ajoute le laxisme de Maître Legrand, justifient je pense un certain agacement.

Nous pouvons si vous en avez la volonté mettre très rapidement un terme à tous ces excès dont l’origine ne peut vous avoir échappée.

Le Président de FMR

Claude SEILER

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Published by Vercingetorix
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