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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 07:47

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Enfin !!!

 

Le distributeur de bons et surtout de mauvais point, celui qui veut faire de sa pensée, le modèle de pensée unique a été condamné...

 

Voici l'article de l'Express:

 

Stifani-Dulac gagnent contre Serval (GLNF)

Sébastien Dulac, ex-directeur du Blog Acacia, et François Stifani, ex-Grand Maître de la GLNF, sont donc parvenus à faire condamner Emmanuel Serval, éditeur du Blog Le Myosotis du Dauphiné-Savoie, pour diffamation par le Tribunal de Grande Instance de Paris. L’article attaqué « Stifani refuse de condamner les dérives xénophobes et antisémites de l’Acacia !!!« , publié le 22 septembre 2010, a été au centre des débats de l’audience du 18 mars à laquelle j’ai assistée. Faire condamner un proche du GM de la GLNF Jean-Pierre Servel constitue une sorte de revanche judiciaire pour Stifani, qui a récemment perdu son procès visant à contraindre son ex-obédience à le réintégrer.

Le 6 mai 2014, le jour-même où La lumière en a été informée, le Tribunal de Paris a reconnu Emmanuel Serval coupable de diffamation publique envers Sébastien Dulac et François Stifani (avoir tenu ou refusé de condamner des propos xénophobes et antisémites) et l’a condamné à une amende de 1000€ avec sursis. Au niveau civil, Serval est condamné à payer à chacun des plaignants, Dulac et Stifani, les sommes de 1€ de dommages et intérêts (ce qui était demandé) et 1000€ au titre de l’article 475-1 du CPP (au total, il devra verser 2002€). Enfin, le Tribunal condamne Serval à retirer les propos diffamatoires de son blog, sous astreinte de 500€ par jour de retard, dès que le jugement aura un caractère définitif (c’est à dire s’il n’y a pas eu appel).

Appel annoncé… et « démission refusée »

Jean-Pierre SERVEL, GM de la GLNF

Dans un post du 7 mai, Emmanuel Serval, en déplacement en Israël, annonce : « Bien évidemment j’interjetterai appel« , à condition d’avoir confirmation de sa condamnation et d’avoir étudié la motivation des juges. Il ajoute une information importante : « Ne voulant en aucun cas me dérober aux traditions et obligations qui sont les nôtres, j’ai informé mon Grand Maître Provincial et présenté ma démission de la GLNF au Grand Maître. Il l’a tout aussi immédiatement et fermement refusée. » Cette transparence grandit son auteur, car elle tranche avec la dissimulation d’autres frères impliqués dans des affaires. Comme Jean Trapani, au sujet duquel le Grand Maître Jean-Pierre Servel m’a indiqué qu’il n’avait pas informé son Grand Maître Provincial de sa mise en examen. Cette offre de démission de Serval faite directement à Servel témoigne de la proximité entre le Grand Porte Glaive Provincial de Paris et le Grand Maître. Imagine-t-on un des 25000 frères de base téléphoner au GM pour lui présenter sa démission en cas de condamnation pour diffamation ? La formulation de Serval apparaît pourtant aussi peu réaliste que celle du Premier Ministre présentant sa démission au Président de la République après une débâcle électorale. Il me semble que Serval aurait été plus crédible en écrivant simplement qu’il a demandé à Servel s’il souhaitait sa démission. « Le refus de démission » constitue un non-sens juridique. La démission est un droit. Partout. Sauf dans les sectes. Or les obédiences n’en sont pas.

Emmanuel Serval, dans son post, ne s’est pas exprimé sur le fond de cette condamnation pénale. Les juges du siège, suivant l’avis du Parquet de Paris, ont manifestement voulu dire que, selon les lois de la République, une personne n’est pas libre de qualifier publiquement une autre personne de xénophobe ou d’antisémite, sans pouvoir présenter des éléments probants à l’appui de ses accusations, ou sans démontrer sa bonne foi (but légitime poursuivi, absence d’animosité, prudence dans l’expression, enquête sérieuse). Or, lors de l’audience du 18 mars 2014, le président Marc Bailly avait insisté auprès de Serval en lui demandant s’il était certain d’avoir réagi à des propos antisémites. Et la réponse du blogueur flingueur n’avait pas semblé du tout le convaincre. Saurait-il être plus convainquant devant la Cour d’appel de Paris s’il décide d’aller jusque-là ?

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Published by Vercingetorix
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